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Amériques - Mission d’entreprises à Georgetown & Paramaribo

mardi10novembre
vendredi13novembre
Georgetown, Guyana & Paramaribo, Suriname Voir sur la carte

MEDEF International a le plaisir de vous convier à une mission d’entreprises multisectorielle au Guyana et au Suriname, du mardi 10 au vendredi 13 novembre 2026.

Ce déplacement intervient deux ans après notre dernière mission au Guyana, qui a eu lieu l’occasion du Caribbean Investment Forum (CIF) en juillet 2024. Elle marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations économiques entre la France et le Plateau des Guyanes, près d’un an après l’ouverture d’une nouvelle ambassade à Georgetown, devenant le premier pays de l’Union européenne à disposer d’une telle représentation diplomatique dans le pays.

Contexte de la mission :

Guyana

Porté par l’une des croissances économiques les plus rapides au monde depuis la découverte en 2015 d’immenses réserves pétrolières offshore (plus de 11,6 milliards de barils de réserves commercialement récupérables), le Guyana confirme sa trajectoire. Le PIB a atteint 25,06 milliards USD en 2025, plaçant le pays au neuvième rang mondial pour le PIB par habitant (31 378 USD). Fort d’une croissance réelle de 19,3% en 2025 (économie mondiale affichant la plus forte croissance au monde) et attendue à 16,2% en 2026, le pays affiche une inflation maîtrisée (2,5% en 2025) et un chômage limité (6,8%).

La production pétrolière, estimée à plus de 900 000 barils/jour fin 2025, est appelée à franchir le seuil des 1,7 million de barils/jour dès 2027. Cette manne financière soutient un ambitieux plan de diversification et de modernisation des infrastructures, porté par le concept d’« El Dorado Arc » présenté par le gouvernement, avec des investissements massifs dans les routes, ponts (dont le nouveau pont sur la Demerara), ports et aéroports, ainsi que dans l’énergie (projet Gas-to-Energy, qui doit réduire de moitié le coût de l’électricité, développement de l’hydroélectricité, du solaire et de l’éolien), la santé (161,1 milliards GYD alloués en 2025), l’éducation (183,6 milliards GYD) et le numérique. Le pays poursuit par ailleurs sa stratégie climatique (Low Carbon Development Strategy 2030), qui lui a déjà permis de générer 237,5 millions USD de revenus liés aux crédits carbone entre 2020 et 2024.

L’environnement des affaires demeure particulièrement attractif pour les investisseurs étrangers : fiscalité incitative (taux réduit voire nul pour l’agriculture et l’agro-transformation, exonérations de TVA et de droits de douane), garanties légales contre l’expropriation, libre rapatriement des profits et des capitaux, et accès en franchise de droits à un marché régional de plus de 19 millions de consommateurs via la CARICOM, ainsi qu’à des accords commerciaux avec le MERCOSUR, les Etats-Unis, le Canada et l’Union européenne.

Suriname

Voisin du Guyana et frontalier de la Guyane française, le Suriname s’apprête à vivre basculement économique comparable à celui amorcé par le Guyana il y a dix ans. En octobre 2024, TotalEnergies et son partenaire APA Corporation ont acté la décision finale d’investissement du projet offshore GranMorgu (bloc 58), pour un montant de 10,5 milliards USD. Ce projet, auquel la société publique Staatsolie a manifesté son intention de prendre jusqu’à 20% de participation, doit porter la production à 220 000 barils/jour à partir de 2028, pour plus de 750 millions de barils de réserves récupérables, avec plus d’1 milliard USD investis en contenu local et plus de 6 000 emplois attendus.

Cette perspective pétrolière s’accompagne d’un début de stabilisation macroéconomique : après un pic à 51,6% en 2023, l’inflation est retombée à environ 10% fin 2024, tandis que la croissance du PIB, encore modérée en 2025 (environ 1,5%), devrait nettement s’accélérer à moyen terme avec la montée en puissance du secteur pétrolier.

Au-delà du pétrole, le Suriname offre des opportunités dans les mines (l’or reste la première source de devises du pays, avec des réserves estimées à 4,2 millions d’onces, soit 11 à 13 ans de production), les énergies vertes (2 542 heures d’ensoleillement par an, fort potentiel hydroélectrique et biomasse, électricité à environ 7 cents USD/kWh), l’agro-industrie (riz, bananes, pêche) et la filière bois (111 millions USD d’exportations annuelles en moyenne). Le pays s’appuie sur une loi sur l’investissement (2001) offrant une exonération d’impôt sur les bénéfices l’année de démarrage et les neuf années suivantes, ainsi que des exonérations partielles de droits d’importation sur les biens d’équipement.

Guyana et Suriname affichent enfin une volonté commune de renforcer leur intégration régionale : projet de pont sur le fleuve Corentyne pour relier les deux pays, potentiel de 3 000 MW d’interconnexion électrique entre le Guyana, le Suriname, le Brésil et la Guyane française évoqué par le Président Irfaan Ali, ou encore plus de 1,5 milliard de tonnes de réserves de bauxite partagées entre les deux territoires. Cette dynamique régionale, portée par la présence du territoire français, offre une occasion unique de se positionner sur deux marchés complémentaires et en forte croissance.

Cette mission sera l’occasion de :

  • Rencontrer les autorités locales et faire le point sur les grands projets en cours, échanger directement sur vos enjeux dans les deux pays. 
  • Comprendre les priorités des deux pays en matière de politiques économiques et d’investissements, appréhender les possibilités de financement en partenariats public-privé (PPP). 
  • Identifier des partenaires privés et explorer les opportunités de coopération avec les communautés d’affaires guyanienne et surinamaise.

Questions et messages peuvent être adressés à Etienne Dausse (edausse@medef.fr) en amont de la mission.